2 – 44 ans de mécénat

QUARANTE-QUATRE ANS DE MÉCÉNAT

En dédiant ses biens à la création de la Fondation, Charles d’Heucqueville faisait acte de mécénat. Un acte partagé avec conviction et abnégation par son frère Raoul et son neveu Georges ; l’un et l’autre ont abandonné leur droit à l’héritage, l’un et l’autre ont mis toute leur âme et toutes leurs forces dans la construction et la vie de l’œuvre.

Les sommes engagées sont impressionnantes,

Charles d’Heucqueville et sa femme Madeleine ont donné en héritage 25 Millions de Francs (chiffre du ministère de l’intérieur (lettre jointe)), entièrement consacrés à la Fondation. Les dévaluations successives, l’érosion monétaire, les désastres de la guerre, mais aussi les fluctuations du marché de l’immobilier rendent difficiles la mesure de la rentabilité des immeubles et des placements qui ont permis de faire vivre la Fondation.

Devant ces obstacles peut-on répondre avec rigueur à la question : combien chaque enfant a t-il-couté à la Fondation ?

Certes non. Toutefois on peut estimer que pour chacun des 1747 bébés qu’a recueillis et placés la Fondation, elle a dépensé, en ajoutant les frais fixes et les frais de fonctionnement, au minimum 10000€, selon le temps de présence de l’enfant. Il s’agit bien sûr d’une moyenne puisque le nombre d’enfants pris en charge, la masse salariale et les conditions de vie ont beaucoup varié suivant les périodes.

Pour obtenir ce résultat nous avons tenu compte de deux éléments : d’une part la valeur du patrimoine immobilier de la Fondation d’autre part les frais de fonctionnement. En effet, les opérations immobilières se sont succédé au fil des ans pour s’adapter au nombre des enfants présents, aux normes en vigueur et aux progrès de la puériculture. Ainsi la vente de l’hôtel particulier du 31 avenue Foch à Paris, en 1936, a permis de racheter et aménager l’immeuble sis au 81 boulevard Montmorency , lui même négocié pour emménager, en 1971 dans une nouvelle pouponnière, plus petite, 18 rue des Bigots à Meudon.

L’actif de la fondation continue à faire vivre aujourd’hui l’adoption,

En ayant légué un patrimoine foncier qui génère des revenus aux deux œuvres d’adoption :

–  L’Œuvre de l’Adoption

– Les Nid de Paris

L’Œuvre de l’Adoption continue à fonctionner et à se développer. En revanche Les Nids de Paris ont fusionné avec une autre œuvre d’adoption : La Famille adoptive française.

 

L’adoption n’est pas une fin en soi…

Le sens de ce mécénat ne peut être mieux résumé que par ce texte, extrait d’une lettre à un proche écrite par Georges d’Heucqueville en 1970 et que nous reproduisons ci-dessous :

« L’adoption n’est pas une fin en soi, ni même la famille. La fin en soi, c’est l’enfant. L’humanité civilisée ne saurait laisser périr les siens sous de honteux prétextes de couleur, d’adultère, de sexe, de religion ou de caste.

C’est un droit fondamental que le droit à la vie, au moins depuis la naissance, droit aux soins maternels, à la puériculture moderne, à l’éducation, à la santé, à la culture.

Ces droits sont inscrits dans la déclaration des droits de l’Homme de l’ONU. L’État doit les assurer sous peine de barbarie criminelle. »